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Dominique
POIROT, carme déchaux |
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Jean-Martin MOYE : une personnalité
atypique
Personnalité atypique, Jean-Martin MOYE s’est universalisé par sa vie
d’oraison et ses œuvres apostoliques à la suite du Christ, dans le sillage de
lectures spirituelles des Écoles ignatienne, carmélitaine et française, et dans
la vie de l’Église de son temps.
Mystique autant qu’apôtre, ses comportements traduisent l’évangile
du christ et la fidélité à l’Esprit dans l’Église. Malgré les épreuves et les
persécutions, son ministère est florissant. Le savoir est pour lui au service
de la charité. Le mouvement intérieur précède ses options apostoliques.

Dessin
d'après d'anciens portraits
Jean-Martin
MOYE naît en 1730, à Cutting [ 57] dans le foyer de Jean MOYE et
d'Anne-Catherine DEMANGE, fille de mon huitième aïeul.
Dès
l'enfance, Jean-Martin est orienté vers le sacerdoce. Il accomplit ses
humanités à Pont-à-Mousson [54], étudie à l'Université épiscopale de Strasbourg
[67], et finalement au Séminaire du Diocèse de Metz [57] où il est ordonné
prêtre à 24 ans.
Vicaire
en paroisses à Metz, à la suite de différents dans la ville, il participe à
l'ouverture d'un séminaire dans le nouveau Diocèse de Saint-Dié [88].
En
1762, il est l'initiateur à Saint-Hubert de Vigy [57] des " pauvres
sœurs de la Providence ", vouées à l ‘éducation des filles dans
les campagnes : " Le véritable esprit de votre état, c’est
l’esprit de simplicité, de pauvreté, de charité et d’abandon total à la
Providence ", leur écrit-il. De langue française, puis de langue
allemande, elles sont présentes maintenant sur différents continents.
Admis
en 1771, au récent séminaire des " Missions étrangères de
Paris " [75], il part à 41 ans pour la Chine ; un siècle avant
le Père Roulland, frère spirituel de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dans de
mêmes conditions difficiles, il coopère à l’évangélisation dans la Mission du
Su-Tchuen. Il aide et défend les pauvres en s’élevant contre la pratique
traditionnelle du prêt à usure. Il travaille à la formation de prêtres. Il
promeut l’action de " Vierges éducatrices ". Devant le fait
massif de la mortalité infantile, il confie à des femmes la mission de baptiser…
Pour
des raisons de santé, à 54 ans, il rentre en Lorraine.
Arrivé
à Paris en mai 1784, avant de rejoindre sa Lorraine natale, il est présenté au
roi Louis XVI et à la reine, à Madame Louise de France, fille de Louis XV,
carmélite à Saint-Denis [93] avec laquelle il aura par la suite plusieurs
entretiens.
" Missionnaire
apostolique " en Lorraine, il encourage les œuvres engagées
auparavant ; il s’adonne à de nouvelles tâches, répondant ainsi aux appels
de l’Esprit.
*
Doué
humainement, outre ses langues maternelles, il pratique le latin, connaît le
grec, le chinois, et a-t-on dit l'hébreu.
Réceptif
à la grâce, il en a rédigé un traité. Beaucoup d’autres écrits sont à ce jour
inédits…
Devancier
de l’œuvre de la Sainte Enfance… Il a été novateur dans l’action missionnaire,
par exemple en faisant grande place aux femmes.
*
À la
Révolution, Jean-Martin Moye fait un autre choix que celui de l’abbé Grégoire,
curé d’Emberménil [54], qu’il connaît : il refuse la constitution civile
du clergé et il émigre en 1791 à Trèves, siège de l’évêque métropolitain de
Lorraine, avec son évêque et d’autres prêtres, religieux et religieuses.
Le 4
mai 1793, âgé de 63 ans, il décède en murmurant le nom de Jésus. Il avait
contracté le typhus au chevet des soldats malades.
Le
pape Pie XII l’a proclamé Bienheureux le 21 novembre 1954.
Comme
pour Jeanne d’Arc, il ne reste rien de son corps qui ne fut pas retrouvé.
Voir
poème : Hommage
à Jean-Martin Moye
Vous pouvez vous rendre à l'adresse
du Site Bienheureux Jean-Martin Moye pour y trouver tous ses Écrits et une
bibliographie :
« http://moye.chez-alice.fr/index.html
»
adresse mailto:jean-martin.moye@aliceadsl.fr