X

Sur le psaume

" Super flumina Babylonis ".

 

Au-dessus de ces courants d'eau

qu'à Babylone je trouvais,

je m'asseyais là en pleurant,

là mes pleurs arrosaient la terre ;

habité par ton souvenir,

ô Sion, toi que j'aimais tant,

qu'elle était douce ta mémoire,

et qu'en elle je pleurais plus !

Je quittai mes habits festifs,

je prenais ceux de la peine ;

et j’accrochais aux saules verts

la lyre apportée avec moi,

la déposant dans l'espérance

en ce qu'en toi j'espérais tant.

C'est là que me blessa l'amour

et que le cœur, il m'arracha ;

je le priai de me tuer

puisqu'en telle sorte il blessait :

mais je me jetais dans son feu

en sachant bien qu'il m'embrasait,

disculpant le petit oiseau

qui se consumait dans le feu ;

en moi-même j'étais mourant

et en toi seul je respirais ;

en moi, pour toi je me mourais,

et par toi je ressuscitais,

car la souvenance de toi

me donnait vie et l'enlevait.

 

Ils s'amusaient les étrangers

parmi lesquels j'étais captif ;

ils me demandaient des cantiques,

de ceux qu'à Sion l'on chantait :

- " Chante quelque hymne de Sion,

voyons comment cela sonnait. "

 

Dites : - " En cette terre étrangère

où je pleurais tant pour Sion,

comment chanterais-je la joie

qui pour moi restait en Sion ?

" Je la jetterais dans l'oubli

si en l'étrangère avais joie ;

qu’elle s'attache à mon palais

la langue avec quoi je parlais,

s’il m’arrivait de t’oublier

en la terre où je demeurais.

 

Ô Sion, pour les rameaux verts

que Babylone me donnait,

que ma droite me soit ôtée,

c’est ce qu’en toi j’aimais le plus ;

si je ne me souvenais pas

de la joie que j’avais en toi,

Et si j'étais ici en fête

Et sans toi, je la célébrais.

 

Ô fille de Babylone,

misérable et bien malheureuse !

Bienheureux au contraire celui

qui se confiait en celui qui

doit te donner le châtiment

que je supportais de ta main ;

et qui unira ses enfants,

avec moi qui pleurais chez toi,

à la pierre qui était le Christ,

pour lequel moi je te laissais !

 

À Dieu seul est due la vraie gloire

 

 Variation contemporaine

 

 

Présentation

I Sur l'Évangile " Dans le principe demeurait le Verbe "

Au sujet de la très sainte Trinité

II De la communication des trois personnes

III De la création

IV Suite

V Suite

VI Suite

VII Suite de l'Incarnation

VIII Suite

IX De la nativité

X Sur le psaume " Aux bords des fleuves de Babylone " 

 

 

  Romance

texte espagnol et traduction littérale

Index des poèmes de Jean