II

De la communication des trois personnes

 

En cette immensité d’amour

qui procédait de tous les deux,

paroles de grande douceur

le Père proférait au Fils ;

si profond était leur bonheur,

que nul n’entendait celles-là ;

seul le Fils s'en réjouissait,

car cela lui appartenait.

 

Mais ce que l’on en peut comprendre,

en cette sorte s’exprimait :

" - Rien ne m’est contentement, Fils,

en-dehors de ta compagnie.

 

Et : " S’il est chose qui me contente,

en toi-même je l’aimerais ;

celui qui le plus te ressemble

a toute ma satisfaction ;

et qui ne te ressemble en rien,

en moi, il ne trouverait rien.

En toi seul je me suis complu,

ô toi, vie de ma propre vie !

toi, lumière de ma lumière

et aussi toute ma sagesse,

image enfin de ma substance

en qui j'ai mis ma complaisance.

 

" À celui qui t'aimerait, Fils,

moi-même je lui donnerais,

et l'amour que je mets en toi,

ce même amour en lui mettrais

pour le fait qu'il aurait aimé

celui que moi je chéris tant. "

 

 

Présentation

I Sur l'Évangile " Dans le principe demeurait le Verbe "

Au sujet de la très sainte Trinité

II De la communication des trois personnes

III De la création

IV Suite

V Suite

VI Suite

VII Suite de l'Incarnation

VIII Suite

IX De la nativité

X Sur le psaume Aux bords des fleuves de Babylone "

 

 

 Romance

texte espagnol et traduction littérale 

Index des poèmes de Jean