Dominique POIROT, carme déchaux

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Quelques enseignements de Jean-Martin Moye

 

Lettre aux soeurs, 1771 : " Pour moi, qui suis plein de défauts et de péchés, je bénis Dieu de ce qu'il m'appelle à l'état de Missionnaire aux Indes ; car n'ayant pas le courage de faire pénitence de mon propre choix, j'y serai forcé par nécessité. "

Lettre aux soeurs, de Chine, 1773 : " Ne cherchez pas à lire beaucoup de livres nouveaux, par vanité et curiosité. Si vous pouvez avoir un Nouveau Testament, lisez-le à genoux . "

Le Dogme de la grâce, 1774 : " Cette prière (le Notre Père) admirable renferme tout, ou pour mieux dire une seule parole de cette prière comprend tout… Plus on la récite avec piété, plus on a de goût et d’attrait à la réciter : voilà ce que les âmes pieuses éprouvent. "

Relation, 1773 : " Un saint missionnaire dit qu’on sentait dans les pays étrangers le souffle de l’Esprit-Saint plus que dans sa patrie ; jamais je n’ai récité les psaumes avec tant d’affection. C’est surtout quand on est dans l’affliction qu’on en pénètre le sens ; et l’application à soi en est plus facile. "

Projet des Écoles de filles de la Providence, vers 1776 : " Les vertus principales que vous devez pratiquez spnt l'abandon à la divine Providence, la pauvreté, la simplicité et la charité. Ce sont là les vertus fondamentales de votre établissement. "

Lettre aux soeurs, de Chine, 1778 : " Aimez-vous les uns les autres, disait Notre-Seigneur à ses disciples. Qu'il n'y ait parmi vous ni envie, ni jalousie, ni division ; mais faites en sorte que la paix, la charité règnent partout. Ne soyez toutes qu'un cœur et qu'une âme. Il y a un bon esprit de corps, il y en a un aussi qui est mauvais. Le bon, c'est quand plusieurs âmes s'unissent par les liens de la charité, pour une bonne œuvre, comme pour les écoles. Le mauvais, c'est quand on envie, qu'on jalouse, qu'on critique, qu'on méprise ceux qui ne sont point de notre corps. C'est l'écueil des corporations. Quand on a une vraie charité, on aime, on loue le bien partout où il se trouve, sans distinction de corps, ni acception de personnes. "

Lettre aux sœurs, de Chine, Pâques 1780 : "J'ai prié aujourd'hui spécialement pour vous, pour que Dieu renouvelle, conserve et augmente en vous l'esprit de l'Institut, les quatre vertus fondamentales de votre établissement, savoir : l'abandon à la Providence, la simplicité, la pauvreté et la charité. Tenez-vous-en à ces vertus comme à un fondement inébranlable. "

Maximes de paix, 1784 : " Agir en tout avec une grande droiture et simplicité, nous proposant toujours Dieu et des motifs surnaturels pour guides de toutes nos actions et nos démarches, sans chercher à plaire aux hommes et sans crainte de leur déplaire quand il le faut ; se conduire en tout par des vues droites et des affections pures, sans intrigue ni duplicité, et sans les soupçonner dans les autres. Ces vains soupçons et ces inquiétudes déplacées sur le compte du prochain et sur ses démarches, outre qu’elles sont contraires à la charité, ne sont propres qu’à troubler la paix du coeur. "

Marques de vocation à l’état ecclésiastique, 1792-1793 : " Une considération qui soutient beaucoup mon attention dans le bréviaire, c’est d’appliquer tout ou presque tout à Jésus-Christ. "

Lettre à la deuxième Supérieure générale, 1793 : " Être à la tête des autres est une bonne pénitence, et si l'imagination vous a représenté cela comme quelque chose de flatteur, l'expérience vous apprendra bientôt le contraire. / Ne faites pas tant d'affaires avec vos communions ; communiez le plus souvent qu'il sera possible. Ne faites pas de châteaux en Espagne ; ne perdez pas le temps à rêver à des idées et à des chimères, à des scrupules et à des doutes ; mais aimez, et faites ce que vous voudrez. "

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Vous pouvez vous rendre à l'adresse du Site Bienheureux Jean-Martin Moye pour y trouver tous ses Écrits et une bibliographie : 

http://moye.chez.tiscali.fr/

  

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